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NOTES



L'invention de l'imprimerie sauve l'humanité de l'inculture



 
Ancien Tarot de Marseille, Joyce-voyance.com


Vous pourriez croire que cette page est inutile: détrompez-vous
Si vous pouvez disposer d'informations légendaires qui remonte à la nuit des temps, c'est parce que nos ancêtres ont pu nous transmettre ces savoirs, la révélation des pouvoirs extraordinaires qui sont en nous.




Invention du papier et de l'imprimerie
Au commencement, aux temps préhistoriques, après le langage, après les dessins sur les murs des cavernes, après l'invention de l'écriture, il y eut la tradition orale.
La tradition orale finit, un jour ou l'autre, par se diluer et disparaître: les écrits, restent.
Et donc, les hommes eurent envie de laisser des traces de leurs inventions et de leurs découvertes.
Le papyrus
Le papyrus est une sorte de papier très ancien fait à partir de la plante Cyperus papyrus.
Il fut probablement inventé il y a 5000 ans. Il était abondamment utilisé en Egypte et autour de la Méditerranée dans l'Antiquité pour la réalisation de manuscrits. En Europe occidentale, il fut, supplanté par le parchemin, peau d'animal, ce dernier étant considéré comme plus précieux, car beaucoup plus onéreux à fabriquer, qui restera le principal support de l'écrit jusqu'à la Renaissance. Il sera alors supplanté par le papier, d'invention chinoise, créé pendant la dynastie Han, au II e siècle avant notre ère
En raison de leur prix élevé, ils étaient souvent grattés pour pouvoir être réutilisés, formant alors ce que l'on appelle des palimpsestes. Pour la même raison, ils furent parfois remplacés par les ostraca, pierre calcaire ou morceaux de poterie, pour les écrits de moindre importance (brouillons d'apprentis, notes non officielles…)
Dans les climats secs, comme en Egypte, le papyrus se conserve convenablement, mais dès lors qu'il est humidifié, la structure se désagrège et l'encre va se diffuser dans les fibres végétales, comme ce fut le cas des manuscrits importés en Grèce et en Italie. Certains exemplaires extraordinaires ont été retrouvés en Egypte, comme les papyrus d'Éléphantine, et les découvertes d'Oxyrhynque ou de Nag Hammadi. À Herculanum, la " Villa des Papyrus " qui contient la bibliothèque du beau-père de Jules César fut préservée de l'éruption du Vésuve, et possède de nombreux papyrus intéressants, dont tous n'ont pas encore été déchiffrés.
L'histoire du livre est celle d'une suite d'innovations technologiques, commerciales et esthétiques qui ont permis d'améliorer la transmission des idées, l'accès à l'information, la conservation des textes, la portabilité et le coût de production. Cette histoire est intimement liée aux contingences politiques et économiques, à l'histoire des idées et des religions.
L'écriture est la condition de l'existence du texte et du livre. C'est un système de signes linguistiques permettant de transmettre et de conserver des notions abstraites. L'écriture semble s'être élaborée entre le IXe et le IVe millénaire av. J.-C., d'abord sous la forme d'images qui sont devenues des ensembles pictographiques par simplification. De là sont nés ensuite les idéogrammes, puis les signes phonétiques symbolisant des sons (syllabes ou lettres).
Mais le livre est également lié à son support, à la volonté humaine de donner une matérialité durable à un texte. La pierre pourrait être le plus ancien support de l'écriture. Mais c'est le bois façonné en tablette à écrire, qui serait le premier véritable support livresque. Les mots biblos et liber ont d'ailleurs pour premier sens écorce intérieure d'un arbre. En chinois, l'idéogramme du livre est à l'image de tablettes de bambou. On a trouvé également des tablettes de bois sur l'île de Pâques.
On trouve ensuite des tablettes d'argile utilisées en Mésopotamie au III e millénaire av. J.‑C. Le calame, un morceau de roseau de section triangulaire, sert à imprimer des caractères dans l'argile encore molle. C'est l'écriture des Assyriens et des Sumériens, en forme de coins, d'où le nom d'écriture cunéiforme. Les tablettes étaient cuites pour être solidifiées. À Ninive, 22.000 tablettes ont été retrouvées, datant du VII e siècle av. J.-C.; c'est la bibliothèque des rois d'Assyrie, qui disposaient d'ateliers de copistes et de lieux de conservation. Cela suppose une organisation autour du livre, une réflexion sur la conservation, le classement, etc.
La bibliothèque d'Alexandrie, fondée à Alexandrie, en Egypte, en 288 avant notre ère et définitivement détruite au plus tard entre -48 et 642, était la plus célèbre bibliothèque de l'Antiquité et réunissait les ouvrages les plus importants de l'époque.
La soie, en Chine, fut aussi un support de l'écriture. On écrivait à l'aide de pinceaux. Bien d'autres supports furent utilisés : os, bronze, poterie, écaille de tortue, etc. En Inde, par exemple, on utilisa des feuilles de palmier séchées. Tous les matériaux qui permettent de conserver et de transmettre un texte sont donc susceptibles de devenir des livres. Dans ce cas, le corps humain pourrait être aussi considéré comme un livre, avec le tatouage, et, si l'on admet que la mémoire humaine se développe ou se transforme avec l'apparition de l'écriture, il n'est peut-être pas absurde de penser que cette faculté fait de l'homme un livre vivant. Il est important de rappeler que pendant des siècles, de nombreux pans de la production textuelle et donc du savoir, passeront par l'oralité et la mémorisation: ainsi, sans parler du védisme, l'Iliade fut transmise par des aèdes.
Les tablettes ont été remplacées par des volumina, rouleaux de papyrus, plus légers et plus faciles à transporter. Ce sont les principaux supports de l'Antiquité, en Egypte, en Grèce et à Rome

Le parchemin

Progressivement le parchemin remplaça le papyrus. La légende attribue son invention à Eumène II, roi de Pergame, d'où le nom de pergamineum qui a donné parchemin. Sa production commence vers le IIIe siècle av. J.-C. Réalisé à partir de peaux animales (mouton, veau, âne, antilope, etc.), il permet une meilleure conservation dans le temps ; plus solide, il permettait aussi d'effacer le texte (Palimpseste). C'était un support très cher, à cause de la rareté de la matière et du temps de préparation.

Le papier

Le papier est né en Chine vers la fin du IIIème siècle avant l'ère chrétienne, sous le règne de l'empereur Chiuangdi (dynastie des Qin). Au VIIIème siècle, les arabes apprennent l'art chinois de fabrication du papier, et le transmettent peu à peu à l'occident. Au XVème siècle, l'invention de la typographie par Gutenberg accroît la consommation de papier. Mais c'est au XIXème siècle que l'industrie du papier prend réellement son essor. Au siècle suivant, elle devient l'industrie lourde que nous connaissons aujourd'hui.
Le papier a toujours accompagné l'activité et le développement de l'homme, assurant par là même l'essor des peuples qui en maîtrisaient la fabrication. Le papier est ce vecteur de la culture et de la technologie.
Qui connaît Tsaï Loun, ministre chinois de l'Agriculture qui, après la naissance en Chine vers la fin du IIIe siècle avant l'ère chrétienne, codifie l'art de fabriquer le papier, en 105 après J.-C., en préconisant d'utiliser des fibres issues de bambou, des écorces de mûrier et surtout du lin et du chanvre.



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Cet art de fabriquer le papier restera chinois et japonais jusqu'au VIII e siècle avant de passer chez les Arabes, à la suite de la bataille de Samarkand en 751. Ces derniers comprennent rapidement tout le profit qu'ils peuvent tirer du papier pour propager l'Islam.
Après l'introduction peu fructueuse du coton comme matière première fibreuse pour améliorer la blancheur, ils en font leur vecteur de communication numéro un. À ce titre, le papier peut être considéré comme le premier grand média de masse.
Dès lors, à mesure que les Arabes progressent vers l'Occident, le papier y fait son apparition : on le retrouve à Bagdad en 793, au Caire en 900, à Xàtiva (San Felipe, Espagne) en 1056, en Sicile en 1102, à Fabriano (Italie) en 1276 et en France au début du XIVème siècle. En 1184, Fès au Maroc comptait plus de 400 moulins à papier.
Vers 1440, nouvelle révolution: l'invention de la typographie (basée sur le principe de caractères mobiles) par Gutenberg dope l'utilisation et donc la fabrication du papier, qui deviendra complètement artisanale avec la généralisation des piles à maillets actionnées par l'énergie hydraulique.

La fabrication du papier à partir du bois

Le second verrou résiste jusqu'au milieu du XIX e siècle. Face aux difficultés d'approvisionnement en chiffons de plus en plus grandes, notamment à cause de la flambée des prix, les papetiers recherchent de nouvelles matières premières. On pense alors tout naturellement au bois.
Une idée qui n'a rien de nouveau : les Chinois avaient déjà fabriqué du papier à partir de fibres d'écorces et de bambous. Plusieurs tentatives d'utilisation du bois avaient même eu lieu au XVIIIème siècle et au début du XIXème, mais l'histoire ne les retiendra pas et attribuera l'invention de la première pâte de bois à un tisserand natif de Saxe: Friedrich Gottlob Keller, qui fabrique de la pâte mécanique au moyen d'une meule et dépose un brevet en 1844.
Keller cède en 1846 son invention à un autre Allemand de Saxe, Heinrich Voelter. Ce dernier perfectionne le système, puis s'associe avec J.M. Voith fondateur de la puissante firme allemande pour la construction de matériel papetier.
Aristide Berges reste l'un des grands promoteurs de cette pâte mécanique de meule. Il dépose trois brevets sur des améliorations du procédé et sur l'emploi de la pâte mécanique dans la fabrication des papiers. Il est également connu pour être le premier à domestiquer et à utiliser l'énergie "stockée dans les montagnes", qu'il nomme la Houille Blanche, pour faire tourner ses défibreurs à meule à Lancey, dans la vallée du Grésivaudan, près de Grenoble.
En 1885, la pâte mécanique devient la matière première essentielle pour produire du papier journal, acceptée par la plupart des éditeurs de journaux aux États-Unis et au Canada.


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L'imprimerie

L'enseignement du Tarot de Marseille par MME Josyane JOYCE
* *Gutenberg a-t-il inventé l'imprimerie? On peut se poser la question dans la mesure où, dans plusieurs pays d'Europe, on revendique la paternité de cette invention. Il est vrai qu'à l'époque, au XVe siècle, nombreux étaient ceux qui cherchaient un moyen de fabrication mécanique qui permettrait de multiplier rapidement et à moindre coût le nombre d'exemplaires d'un même livre.
Il ne fait pourtant aucun doute que c'est Gutenberg qui est à l'origine de l'invention indispensable à la naissance de l'imprimerie : les caractères mobiles en plomb qui, indépendants les uns des autres, pouvaient être utilisés plusieurs fois et pour des pages différentes.
Pendant des siècles, l'industrie de l'imprimerie, même si elle connaît des perfectionnements, ne sera pas très différente de ce qu'elle était au départ. C'est à partir du XXe siècle qu'une véritable révolution va s'opérer, bouleversant les techniques habituelles.

Les premiers livres

Les premiers livres étaient rares et donc précieux, car ils étaient copiés un par un, à la main (d'où leur nom de manuscrit), ce qui prenait du temps et coûtait fort cher. C'est pourquoi seuls les plus riches avaient les moyens d'en acquérir.
Mais à partir du XIII e siècle, la demande en livres est de plus en plus importante. Ils sont très recherchés par les étudiants dont le nombre augmente dans toute l'Europe et par les populations des villes en plein essor économique, issues de la bourgeoisie marchande. Des ateliers de copie se créent mais ce système est lent et les livres restent encore trop chers pour la plupart des lecteurs.
Lorsqu'au XVe siècle un plus grand nombre encore de personnes sait lire, surtout dans les villes, le besoin de rendre la production des livres plus rapide et meilleur marché se fait sentir. C'est pourquoi des recherches pour découvrir un procédé d'« écriture mécanique », comme on dit alors, sont menées parallèlement dans plusieurs villes.
Le but essentiel de cette invention est bien clair pour les premiers utilisateurs de l'imprimerie puisqu'ils disent qu'ils « multiplient » les livres pour signifier qu'ils les impriment. Il s'agit bien pour eux de fournir des livres moins chers pour des lecteurs de plus en plus nombreux.
Les premières reproductions mécaniques de l'écriture
Des moyens mécaniques d'écriture existaient déjà mais seulement pour quelques signes, voire un ou deux mots. C'est le cas notamment des marques que les potiers ou les fabricants de briques, apposent sur leur production.
En Extrême-Orient
En Chine, on utilise depuis longtemps des plaques de bois taillées pour imprimer le même dessin de façon répétitive. Il est établi également que les Coréens, au XIV e siècle, inventent l'art d'écrire en assemblant des caractères mobiles en bronze, mais il ne semble pas que les Européens l'aient su. On peut donc considérer qu'ils " réinventent" l'imprimerie au XVe siècle.
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La xylographie
Dès le XIV e siècle, on utilise des formes gravées dans le bois pour reporter mécaniquement un dessin sur les étoffes. De là a pu provenir l'idée de la xylographie, qui consiste à graver des formes en bois destinées à être transférées directement sur le papier. Cette technique permet, dès le début du XVe siècle, d'imprimer des images pieuses. On a ensuite l'idée de graver dans le bois un petit texte, de la même façon qu'on grave un dessin: quelques mots pour illustrer l'image, par exemple.
On ne peut cependant pas établir un lien véritable entre la xylographie et l'imprimerie dans la mesure où il ne s'agit pas de l'amélioration d'une même technique mais bien de l'invention d'une nouvelle technique.

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L'efficacité de l'impression mécanique passe donc par l'invention d'un matériel réutilisable; il faut trouver le moyen de fabriquer des lettres mobiles, afin qu'elles puissent resservir. Et si on utilise des lettres mobiles, il faut également trouver le moyen de les aligner avec précision

La fonte des caractères

Pour fabriquer des caractères, il faut tailler (ou graver) en relief un poinçon selon la forme de chaque lettre, dans un métal très résistant. Pour éviter de tailler les caractères un par un, il convient de les fabriquer en série grâce à ces poinçons d'origine, auxquels ils seront donc identiques.
Pour cela, il faut poinçonner une masse de cuivre (appelée matrice), métal plus tendre que celui du poinçon, où la forme s'inscrit en creux et qui sera placée dans un moule. Dans ce moule, enfin, on coule le métal autant de fois qu'on souhaite obtenir d'exemplaires du même caractère. Quand le moule est usé, on en fabrique un nouveau.
La création des caractères est un travail à la fois technique et artistique: c'est celui des orfèvres qui fabriquent des bijoux et de la monnaie. En effet, leur expérience leur permet de trouver la meilleure technique de taille pour les poinçons et l'alliage de métaux le plus approprié à la fonte des caractères. C'est d'ailleurs dans ce corps de métier que se forment les premiers artisans du livre imprimé.



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L'assemblage de la galée
Disposer de caractères mobiles ne suffit pas. Encore faut-il les assembler avec assez de rigueur et de solidité pour qu'ils ne bougent pas pendant l'impression, qu'ils restent alignés avec régularité et produisent donc une page imprimée bien nette. C'est pourquoi les caractères doivent avoir rigoureusement la même épaisseur et la même hauteur.
Pour écrire un texte, il faut aligner dans un composteur les caractères qui forment les mots, en intercalant des blancs entre les mots. Tous ces caractères sont ensuite serrés les uns contre les autres pour constituer une ligne puis les lignes sont serrées pour faire un plateau appelé galée. Enfin, le tout est serré solidement sur le marbre, la partie plate et immobile de la presse.

J'ai respecté tous les termes usités en imprimerie: j'ai, en effet, avant d'être voyante, travaillé plus de 17 ans dans les imprimeries de la région toulousaine


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L'encre et le papier
L'imprimerie a pour but de produire de nombreux exemplaires très rapidement. Pour cela, il faut trouver un support plus facile à fabriquer en grandes quantités que le parchemin. Le papier répond à cette exigence et permet en outre une bien meilleure impression parce qu'il boit un peu l'encre. L'abondance du papier a été la condition déterminante du développement de l'imprimerie.
Le papier a été inventé en Chine (voir plus haut) puis apporté en Occident par les marchands et les voyageurs arabes. Dès le XII e siècle, il existe des moulins à papier en Espagne et cette activité gagne progressivement l'Italie et le sud de la France.
Le papier devient un support courant parce qu'à l'époque de Gutenberg la culture du chanvre et du lin, qui en est la base, est très répandue. De plus, alors que les copistes utilisaient une encre à base d'eau qui, trop liquide, coulait sur les caractères en métal, on met au point une recette d'encre grasse qui ne s'étale pas pendant l'impression.
Enfin, la presse est l'outil qui a donné son nom à l'impression et à l'imprimerie. Son principe est le suivant: il faut poser la forme ou galée bien à plat sur le marbre puis l'enduire d'encre avec la balle. L'ouvrier place la feuille sur les caractères. Un mouvement donné à la presse fait descendre la platine contre la feuille et la serre contre la forme. L'encre donne l'empreinte des caractères sur la feuille, dont un côté se trouve donc imprimé. Il ne reste qu'à répéter l'opération pour imprimer l'autre côté. Les pages, une fois imprimées recto verso, les feuilles sont livrées au relieur pour être pliées, cousues ensemble et finalement reliées.

Tarot de Marseille par Mme Josyane JOYCE


Cartiers




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Le premier livre imprimé? La BIBLE

ci-contre, Page du premier livre français imprimé et illustré  Mirouer de la rédemption de l'humain lignaisge, 1478.
L'illustration a été reproduite au moyen de la xylographie. Publié par M. Husz en 1478 © Bibliothèque de Lyon


Enluminure, www.joyce-enseignement.com
Les incunables
Les tout premiers livres, qui sont publiés avant 1500 et qu'on appelle "incunables", ressemblent beaucoup aux manuscrits. De loin, il est impossible de distinguer la Bible à 42 lignes imprimée et une Bible manuscrite copiée avec soin, à la même époque, dans le caractère appelé "gothique".
Dans les deux cas, le texte est écrit en noir, sur deux colonnes, les enluminures sont soit peintes à la main, soit imprimées par xylographie puis coloriées à la main. Mais bientôt, les livres imprimés vont présenter de réels changements par rapport aux manuscrits médiévaux. Des innovations apparaissent; certaines sont toujours en usage aujourd'hui.
Les papetiers vont signaler la provenance du papier au moyen d'un filigrane. Sur la forme dans laquelle s'égoutte la pâte à papier, ils posent un fil de laiton, tordu de façon à faire un dessin: il en résulte, dans la feuille de papier une fois sèche, une trace visible par transparence.

Page d'enluminure

Des innovations

La pagination
Une pratique beaucoup plus importante pour l'histoire du livre est la numérotation des pages. À l'origine, elle est utilisée surtout pour guider les relieurs, afin qu'ils n'intervertissent pas malencontreusement les pages. Mais elle a pour effet de donner aux lecteurs la possibilité de se reporter plus aisément au texte. On peut parler d'un livre sans avoir à recopier mot pour mot un extrait car on indique avec précision où il est situé dans l'ouvrage.
Page de titre et marque d'éditeur
Enfin et surtout, les imprimeurs ont inventé la page de titre. Cette page qui nous paraît si habituelle n'existait pas dans les manuscrits où le titre de l'ouvrage, s'il était noté, constituait la première ligne du texte proprement dit. Les imprimeurs vont l'inventer pour faire connaître le titre et donc le contenu du livre mais aussi pour donner des renseignements d'ordre commercial tels que le nom de l'éditeur, la ville, la date d'impression.

L'industrie du livre

Lecteurs dans la bibliothèque médiévale
Très vite les ateliers d'imprimerie, autrefois itinérants, se fixent dans des ateliers afin de pouvoir posséder plus de matériel, pour un travail plus varié et plus soigné. C'est une industrie qui, dès le début, a besoin de capitaux relativement importants. La quantité nécessaire de mobilier (casses, presses, etc.) et surtout de caractères représente une somme d'argent non négligeable. Le prix du papier s'y ajoute: beaucoup plus élevé qu'aujourd'hui, il représente environ les deux  tiers du prix du livre. L'imprimeur doit faire l'avance de toutes les sommes nécessaires avant de pouvoir vendre lentement les livres qu'il fabrique.
Comme beaucoup de marchandises de l'époque, les livres se vendent dans la boutique où est installée l'imprimerie. Ils sont également proposés sur les foires, grands rassemblements commerciaux qui se tiennent notamment à Francfort ou à Lyon.
L'imprimerie est la première industrie qui a mis au point des réseaux de distribution. Les imprimeurs ont pris l'habitude d'échanger une partie de leur production avec des correspondants. Cette organisation commerciale, qui suppose des voyages incessants, une comptabilité et une correspondance méticuleuses, permet d'écouler plus vite le stock et de varier les titres que chaque boutique propose à ses clients, tout en récupérant l'argent investi.

Les ouvriers d'imprimerie deviennent l'élite des ouvriers

Pourquoi? tout simplement parce qu'ils étaient les seuls à savoir lire


Gélules, Huiles de beauté, tisanes, thé...


 



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Le goût pour la précision que l'imprimerie fait naître conduit à une harmonisation de l'orthographe et de la grammaire des langues. Les meilleures façons d'écrire ou d'orthographier se répandent et se fixent. En outre, la traduction des livres antiques dans les langues modernes contribue à multiplier et à préciser le vocabulaire.
a qualité des illustrations
La gravure sur cuivre (gravure sur métal en creux), aussi appelée gravure en taille-douce, remplace la xylographie. Elle est d'abord utilisée pour illustrer les textes. Pour cela, notamment dans les pays flamands et germaniques, les éditeurs font appel à de grands peintres, comme Rembrandt. Grâce à la précision avec laquelle elle reproduit le tracé, la gravure rend possible également la publication d'atlas, de cartes du monde ou du ciel. D'ailleurs, partout où les Européens se rendent, ils l'installent, si bien qu'à la fin du XVIe siècle la gravure sur cuivre existe en Inde, au Japon, en Arabie, en Amérique du Sud.
Lecture en famille
L'enseignement
Les lecteurs des quotidiens à l'ancienne
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Chronologie
Les dates clés de l'imprimerie :
•XIIe siècle – Début de la fabrication du papier en Espagne et en Italie
•Milieu du XIIe siècle – Fabrication du papier en France
•Vers 1397 – Naissance de Gutenberg
•1453 – Prise de Constantinople par les Turcs
•1455 – Bible à 42 lignes : premier ouvrage typographique
•1457 – Psautier de Mayence, premier ouvrage typographique daté
•1500 – L'imprimerie est installée dans plus de 200 villes en Europe
•1501 – Alde Manuce crée le caractère italique
•1537 – François Ier instaure le dépôt légal
•1631 – Premier numéro de la Gazette de Théophraste Renaudot
•1751-1772 – Publication de l'Encyclopédie
•Milieu du XIXe siècle – Utilisation du papier à base de pâte de bois
•1867 – Marinoni met au point une presse rotative rapide
•1885 – Invention de la linotype par Mergenthaler.
•1887 – Invention de la monotype par Lewistone.

... et aussi 

La carte à jouer

c'est aussi le commencement la 1e carte à jouer chinoise

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